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De nouvelles données de PMA2020/Niger suggèrent une transition vers des méthodes de contraception plus efficaces

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Les données de la dernière vague de l’enquête Performance Monitoring and Accountability (PMA2020) au Niger, collectées en 2017, montrent une tendance à la hausse de la proportion des utilisatrices de la contraception vivant en union utilisant des méthodes plus efficaces, dont les injectables, les implants, le DIU et la stérilisation féminine. En 2017, 59% des utilisatrices de la contraception moderne vivant en union comptaient sur une méthode plus efficace, en comparaison à 51,3% en 2016. À Niamey, 50% des utilisatrices de méthodes modernes vivant en union ont désormais recours à des méthodes plus efficaces. Plus de femmes en union utilisent davantage les méthodes les plus efficaces à longue durée d’action.

L’enquête PMA2020 a détecté ce changement vers une plus grande utilisation de méthodes efficaces, dont l’implant et l’injectable représentent la plus grande part. Les résultats de l’enquête PMA2020 montrent que l’utilisation de l’implant a augmenté de 6% chez les utilisatrices de la contraception moderne vivant en union, et celle de l’injectable a augmenté de plus de 5% entre 2016 et 2017, largement due à la hausse de l’utilisation d’un nouvel injectable contraceptif sous-cutané (connu sous le nom de Sayana Press®).

Les chercheurs de l’Institut National de la Statistique (INS) au Niger ont organisé un événement de dissémination le 14 février 2018 pour présenter les résultats clés de l’enquête annuelle de PMA2020 sur la planification familiale. M. Abdou Maina et M. Ibrahim Maazou, Gestionnaires de données du programme PMA2020 au Niger, ont présenté la transition vers les méthodes plus efficaces et d’autres résultats clés, ainsi que les tendances de l’utilisation contraceptive, la consommation de Sayana Press, et l’accès aux services de qualité en matière de planification familiale. L’événement était présidé par M. Sani Oumarou, Secrétaire Général par intérim de l’INS et Co-Investigateur Principal de PMA2020, ainsi que des représentants du Ministère du Plan, du Ministère de la Population, du Ministère de la Santé Publique et du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant. L’INS et la division technique chargée de la planification familiale au Ministère de la Santé Publique, la Direction de la Santé de la Mère et de l’Enfant(DSME), ont tous apporté des réponses et interprété les résultats suivant la session prolongée de questions et réponses, démontrant l’engagement du ministère et sa résolution à utiliser les résultats de PMA2020 par la suite.

 « Cette transition vers des méthodes plus efficaces est largement attribuable aux stratégies clés de planification familiale du gouvernement dans le cadre de son plan national de planification familiale », a expliqué Oumarou. « Le gouvernement promeut activement l’amélioration de l’accès des femmes aux méthodes de contraception plus efficaces dans le cadre de sa stratégie de délégation des tâches ».

Les résultats de l’enquête PMA2020 de 2017 montrent que 80% des structures de santé publiques offraient l’implant, et 73% des structures de santé publiques disposaient des produits nécessaires à l’insertion et au retrait de l’implant. L’enquête a trouvé que 17% des femmes en union qui utilisent la contraception utilisent l’implant au Niger. À Niamey, elles sont 26%.

Visualisez les résultats ici.

À propos de PMA

PMA2020 utilise une technologie mobile innovante pour soutenir des enquêtes à bas coût et permettant une restitution rapide des résultats pour suivre les indicateurs clés de planification familiale. Le projet est mis en œuvre par les universités locales et les organisations de recherche dans 11 pays, déployant un cadre d’enquêtrices résidentes (ER) formées à la collecte de données assistée par téléphone mobile.

PMA2020/Niger est dirigée par l’INS-Niger. La direction générale et un soutien au projet sont apportés par l’Institut Bill & Melinda Gates pour la Population et la Santé de la Reproduction à l’École de Santé Publique Bloomberg de l’Université Johns Hopkins à travers une subvention de la Fondation Bill & Melinda Gates.

Les données de PMA2017/Niger fournissent des estimations nationales, ainsi que pour Niamey, les zones urbaines en dehors de Niamey, et les zones rurales. Un total de 84 zones de dénombrement (ZD) (51 en dehors et 33 au sein de Niamey) ont été sélectionnées, en utilisant la probabilité proportionnelle à la taille, à partir du cadre d’échantillonnage fourni par le Quatrième recensement général de la population et de l’habitat, conduit par l’Institut National de la Statistique en 2012. Les structures, les ménages et les sites de prestation de santé (SPS) ont été dénombrés dans chacune des ZD sélectionnées. Trente-cinq ménages ont été sélectionnés au hasard dans chaque ZD. Toutes les femmes éligibles, de 15 à 49 ans, dans les ménages de l’échantillon ont été interviewées. L’échantillon des SPS comprenait trois SPS publics desservant la ZD et jusqu’à trois SPS privés au sein de la ZD. La collecte des données s’est déroulée de mai à septembre 2017. L’ensemble de données final comprenait 2784 ménages (taux de réponse : 98,2%), 3020 femmes (taux de réponse : 97,0%) et 132 SPS (taux de réponse : 96,4%), dont 121 sont publics.

Monday, March 12, 2018